Qu’est ce que le point de rosée et comment l’éviter ?

Pour qu’il n’y ait point de désordre, Il ne faut point de rosée !

Si la rosée du matin peut paraître poétique, en particulier en ces périodes de forte chaleur, il est une rosée que le bâtiment abhorre que l’on appelle du joli nom de point de rosée.

Nos amis Suisses appellent ce phénomène « point de moisissure » ce qui décrit bien en quoi il nous préoccupe. Les amplitudes thermiques Helvètes étant plus importantes que les nôtres, il y a fort à parier que lorsqu’il survient, ce désordre présente des conséquences plus désastreuses que par chez nous.
Mais qu’est-ce donc que ce « point de rosée » ? Hé bien figurez vous qu’il fût l’une des grandes préoccupations de la RT 2012.

    Voyez plutôt :

  • L’air froid contient moins d’humidité que l’air chaud
  • Quand on refroidit l’air, il contient moins d’humidité, si on le refroidit suffisament, cette humidité se condense.
  • En clair, l’humidité contenue dans l’air passe de l’état gazeux à l’état liquide

Le point de rosée, c’est précisément le moment où l’humidité passe de l’état gazeux à l’état liquide. Dans la construction, il intervient dès qu’il rencontre une surface suffisament froide, par exemple, la bonne vieille fenêtre simple vitrage en plein hiver à la campagne.

Ok me direz-vous, il suffit d’éviter le simple vitrage, et le tour est joué. Halte là malheureux, c’est bien plus complexe et bien plus vaste…

Il faut éviter tous les points froids dans le bâtiment. Mais pourquoi croyez vous donc que le thermicien s’est empressé de gérer les ponts thermiques dans la nouvelle réglementation ?
Mais pour le point de rosée bien sûr !
D’accord, de la chaleur qui s’en va, ça peine toujours tout bon thermicien qui se respecte, mais le problème plus fondamental c’est que si un plancher par exemple, génère un point de rosée, c’est de l’eau qui apparaît soit sur les murs, soit à l’intérieur !
Raison pour laquelle il faut absolument gérer les ponts thermiques sous peine, en plus de factures de chauffage élevées, d’humidité incontrôlable.

Petit point particulier auquel on ne pense pas :
Lors d’un plancher haut (terrasse), placer l’isolant sous le plancher constitue une erreur fatale ! Le point de rosée intervient alors après celui-ci, dans le plancher haut sous le pare vapeur. Raison pour laquelle il est capital de mettre l’isolant au dessus pour un plancher terrasse, puis une petite chape pour circuler si nécessaire bien sûr. Il fallait y penser !
Je vous laisse méditer les images ci-dessous…

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Mémo thermique

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